Les manifestations des
épidémies de VIH chez les travailleurs du sexe consommateurs de drogues
injectables (CDI),au Cameroun sont tout à fait différentes de celles des
épidémies où la transmission sexuelle est le principal facteur de risque.
Malheureusement aucune étude ou enquête fiable n’a été mené sur le plan
national au Cameroun.
Une forte
base de preuves (témoignages, observation) démontre que l’épidémie du VIH
chez les CDI peut être prévenue, stabilisée et que l’on peut même en inverser
le cours grâce à un ensemble global d’activités de prévention et de soins du
VIH réalisées dans le respect des droits humains.
Cet
ensemble comprend notamment :
- L’accès
à un matériel d’injection stérile ;
- Les programmes d’information, d’éducation et
de communication (IEC) et de Communication pour le Changement de
Comportement(CCC) sur le VIH, la consommation de drogues et d’autres
infections transmissibles par le sang pour les consommateurs de drogue
Le plaidoyer
pour la réduction des risques et l’accès aux services.
A cause du contexte juridique camerounais sur
la consommation ou la détention de drogue ; L'existence de la consommation de drogue est toujours
habituellement niée.
Dans le cadre du projet voix des voix en partenariat avec l’institut
panos et Alternatives Cameroun, Alcondoms Cameroun a organisé un focus groupe
avec quelques utilisateurs de Drogues de la ville de Douala en vue d’échanger sur leurs expériences quotidiennes. A cet effet, plusieurs questions
ont été abordées et l’on peut retenir que la consommation des types de drogues
dépend du milieu et que les motivations ne sont pas les même, bien qu’elles
semblent s’apparenté. L’activité sportive, l’activité professionnel, sont entre autres quelques raisons évoqués
par ceux-ci. Et selon un de nos bénéficiaires,
« très souvent nous recherchons des sensations fortes et pour y parvenir la prise des stupéfiants nous procure
cela ». Certains prennent jusqu’2 à 3 doses par jour, dépendamment des
circonstances et de l’activité mené.
Les utilisateurs de drogues injectables sont tous les jours confrontés au
rejet et à la stigmatisation par la société. Parce que au Cameroun, la prise de
drogue est assimilées à de la délinquance sociales et au banditisme, bien que
ce n’est pas toujours le cas selon les déclarations de l’un de nos
interlocuteurs. « Comme conseille que nous pouvons donner aux autres
utilisateurs de drogues qui sont des débutants c’est de prendre de la drogue
avec beaucoup de modération et éviter de nuire les personnes autour de
nous» c’est ce que rétorque un des participants quand nous lui demandons
d’adresser un conseil aux autres membres de la communauté. « « je
travaille dans une boite de nuit, et pour palier à la fatigue et au sommeil
afin de rester sobre, je prends des drogues rien à voir avec des idées macabres
tel que le vol ou la délinquance…. » » Cette communauté aimerai que
la société les perçoivent différemment de ce qu’on pense toujours d’eux.
ALCONDOMS CAMEROUN
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