mardi 13 septembre 2016

Les CDI (consommateur de drogue injectable) et le VIH au Cameroun



 Les manifestations des épidémies de VIH chez les travailleurs du sexe consommateurs de drogues injectables (CDI),au Cameroun sont tout à fait différentes de celles des épidémies où la transmission sexuelle est le principal facteur de risque. Malheureusement aucune étude ou enquête fiable n’a été mené sur le plan national au Cameroun. 
Une forte base de preuves (témoignages, observation) démontre  que l’épidémie du VIH chez les CDI peut être prévenue, stabilisée et que l’on peut même en inverser le cours grâce à un ensemble global d’activités de prévention et de soins du VIH réalisées dans le respect des droits humains.
 Cet ensemble comprend notamment : 
-  L’accès à un matériel d’injection stérile ;
 - Les programmes d’information, d’éducation et de communication (IEC) et de Communication pour le Changement de Comportement(CCC)  sur le VIH, la consommation de drogues et d’autres infections transmissibles par le sang pour les consommateurs de drogue  
Le plaidoyer pour la réduction des risques et l’accès aux services.
A cause du contexte juridique camerounais sur la consommation ou la détention de drogue ; L'existence de la consommation de drogue est toujours habituellement niée.
Dans le cadre du projet voix des voix en partenariat avec l’institut panos et Alternatives Cameroun, Alcondoms Cameroun a organisé un focus groupe avec quelques utilisateurs de Drogues de la ville de Douala en vue  d’échanger sur leurs expériences  quotidiennes. A cet effet, plusieurs questions ont été abordées et l’on peut retenir que la consommation des types de drogues dépend du milieu et que les motivations ne sont pas les même, bien qu’elles semblent s’apparenté. L’activité sportive, l’activité professionnel,  sont entre autres quelques raisons évoqués par ceux-ci. Et selon un de nos bénéficiaires,  « très souvent nous recherchons des sensations fortes et pour  y parvenir la prise des stupéfiants nous procure cela ». Certains prennent jusqu’2 à 3 doses par jour, dépendamment des circonstances et de l’activité mené.
Les utilisateurs de drogues injectables sont tous les jours confrontés au rejet et à la stigmatisation par la société. Parce que au Cameroun, la prise de drogue est assimilées à de la délinquance sociales et au banditisme, bien que ce n’est pas toujours le cas selon les déclarations de l’un de nos interlocuteurs. « Comme conseille que nous pouvons donner aux autres utilisateurs de drogues qui sont des débutants c’est de prendre de la drogue avec beaucoup de modération  et éviter de nuire les personnes autour de nous» c’est ce que rétorque un des participants quand nous lui demandons d’adresser un conseil aux autres membres de la communauté. « « je travaille dans une boite de nuit, et pour palier à la fatigue et au sommeil afin de rester sobre, je prends des drogues rien à voir avec des idées macabres tel que le vol ou la délinquance…. » » Cette communauté aimerai que la société les perçoivent différemment de ce qu’on pense toujours d’eux.

 ALCONDOMS CAMEROUN

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